Forth sur 6502, épisode 16

La création interactive

Forth n'est pas seulement un langage, c'est aussi (et avant tout ?) un environnement interactif de développement. Il est possible dans une session de compiler des mots additionnels au dictionnaire. Le mot principal pour opérer est :.

Par exemple :

: AJOUTE_2 2 +

Cela définit un mot qui ajoute 2 à la valeur au sommet de la pile.

100 AJOUTE_2 .

... affiche donc 102 à l'écran (le mot . affiche le contenu du sommet de la pile en tant que nombre).

Structure d'un mot

Il avait déjà été question de la structure d'un mot dans un Forth 8 bits classique lors de la partie 6 de ces articles. Ça remonte un peu. On peut aussi trouver des éléments dans la documentation de Pampuk Forth que j'avais écrite il y a un moment.

Rapidement, un mot est composé d'un NFA (longueur du nom et drapeaux, ainsi que le nom), d'un LFA (lien vers le …

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Forth sur 6502, épisode 15

Le bout

Dans la partie 12 de cette série d'articles, j'annonçais m'attaquer à l'interprétation d'une ligne de Forth. Dans la partie 15... j'en vois le bout !

Forcément, avec la boucle QUIT, le mot INTERPRET forme le moteur de la partie interactive de Forth. Dans l'article précédent, j'avais énuméré tous les mots nécessaires à l'implémentation de NUMBER, élément manquant pour INTERPRET en mode d'interprétation (sans compilation). Et je terminais par si tout s'aligne parfaitement...

... quelques heures plus tard, en mettant au point NUMBER, je m'aperçois que je me suis trompé dans l'implémentation de DIGIT. Je n'avais pas écrit la signature en commentaire, codant de mémoire... et oubliant donc que la BASE qu'utilise DIGIT est un paramètre sur la pile, et non la variable directement. Ce fut vite corrigé.

J'ai aussi découvert que la chaîne du dictionnaire était cassée et que CFA était laissé de côté. Ce n'est pas la première fois …

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Forth sur 6502, épisode 14

Forth et les nombres

À sa création, Forth ne manipule que les nombres entiers. C'est suffisant pour son usage. Et un nombre se stocke dans une cellule de données, généralement (et dans le choix d'implémentation de ce Forth sur 6502) une cellule de 16 bits pour un Forth sur processeur 8 bits.

Par la suite, les nombres « double » seront ajoutés, des nombres stockés sur deux cellules donc. Mais là où la plupart des langages de haut niveau utilisent les mêmes symboles arithmétiques quel que soit le type de donnée numérique, voire même font de la coercition (adapte les types de données pour pouvoir les manipuler ensemble), Forth n'a rien de tout cela : une addition de deux nombres « double » n'utilise pas le même symbole que l'addition de deux nombres simples.

Par exemple

4 6 + .      \ fait la somme de deux nombres simples (et l'affiche)
4. 6. D+ D.  \ fait la somme …
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Forth sur 6502, épisode 13

Les mots nécessaires à l'interprétation

À partir de ce qui a été établi dans l'article précédent, il est à présent temps d'implémenter les mots nécessaires directement ou indirectement pour INTERPRET.

HERE

HERE est un mot qui indique quelle est la prochaine adresse libre dans l'espace de travail de l'interpréteur Forth. Il met en fait sur la pile le contenu d'une variable nommée DP qui pointe vers cette adresse. Cet emplacement se situe après le dictionnaire, et donc va se déplacer au fur et à mesure de l'ajout des mots.

L'implémentation est simple, cependant, cela signifie aussi de s'intéresser à l'emplacement de travail. Actuellement, on travaille sur la zone de 2ko de RAM disponible sur la Famicom. C'est probablement suffisant pour quelques tests. Le linker permet de savoir quel est le premier octet libre après la zone BSS (variables non initialisées). C'est vers là que je fais pointer DP lors de …

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Forth sur 6502, épisode 12

La reprise

L'écriture de cet article a commencé le 3 mars 2026... et je le reprends le 9 juillet de la même année. Heureusement que j'avais déjà laissé pas mal de notes car la reprise est difficile !

Interpréter une ligne

Depuis l'article précédent, la boucle principale du système Forth est capable de récupérer une ligne de texte entrée par l'utilisateur. L'étape suivante est bien entendu d'en faire quelque chose : de l'interpréter.

INTERPRET est le mot Forth qui s'occupe de cela. Et ce que fait ce mot est assez simple : prendre le prochain morceau de texte entouré d'espace disponible dans la ligne, essayer de le trouver dans le dictionnaire, et si c'est le cas, l'exécuter. Si le mot n'est pas trouvé, la boucle tente de l'interpréter comme un nombre, et si c'est un nombre valide, elle le pousse sur la pile. Et si ce n'est pas un nombre, alors c'est une …

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